Comment les tests de réceptivité endométriale peuvent-ils m’aider pour améliorer le taux d’implantation? #IVFWEBINAR

Laura Garcia-Miguel
Directrice Medicale , Clínica Tambre

Categoria:
Échec de la FIV, Implantation d’embryons, Taux de réussite

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En este video podrás descubrir:
  • Qu’est-ce l’endomètre ?
  • Qu’est-ce qu’un test de réceptivité endométriale et quand est-il utile ?
  • Quelle influence à l’endomètre dans le taux de réussite de l’implantation ?
  • Qu’est-ce que c’est que le microbiome de l’endomètre ?
  • Comment l’immunologie de l’endomètre affecte le taux de réussite ?

Comment favoriser la nidation ?

  • Qu’est-ce l’endomètre ?

C’est la couche interne de l’utérus, où l’implantation de l’embryon et du fœtus ont lieu.

L’endomètre se modifie chaque mois à cause des hormones ovariennes (œstrogènes et progestérone).

  • Que font ces hormones ?

Les œstrogènes déclenchent l’épaissement de la muqueuse pour la grossesse et la progestérone fournit la muqueuse et stimule les glandes nécessaires pour nourrir l’embryon.

  • Qu’est-ce que la réceptivité endométriale ?

La réceptivité endométriale est connue grâce à la fenêtre d’implantation (c’est-à-dire, la période pendant laquelle l’implantation dans l’endomètre est plus favorable). Il s’agit d’une période courte et varie selon les femmes.

Ainsi, avec les tests de réceptivité on peut analyser des gènes impliqués dans l’implantation et personnaliser le traitement pour s’adapter au cycle et à l’endomètre de chaque patiente.

  • Quelle influence à l’endomètre dans le taux de réussite de l’implantation ?

L’endomètre est très important pour les traitements de fértilité, vu qu’il s’agit du lieu où l’embryon va s’implanter. Avec un endomètre fonctionnel et morphologiquement sain, le taux de réussite est plus élevé.

  • Pour qui peut être utile un test de réceptivité ?
  1. Pour des patientes ayant souffert de plusieurs transferts infructueux.
  2. Pour des patientes avec une muqueuse endométriale mince.
  3. Pour des patientes qui souhaitent connaître leur endomètre en profondeur avant le transfert.
  • Qu’est-ce que c’est que le microbiome de l’endomètre et quelle est sa relation avec le taux de réussite ?

Il s’agit de l’ensemble de micro-organismes présents dans l’endomètre. Des déviations du microbiome peuvent avoir de l’influence sur l’infertilité et un microbiome anormal peut s’associer à l’échec de l’implantation et de la grossesse.

  • Comment l’immunologie de l’endomètre affecte le taux de réussite ?

Il y a des évidences scientifiques qui suggèrent que les cellules du système immunitaire peuvent jouer un rôle dans la capacité à se reproduire et à maintenir une grossesse. Ainsi, analyser ces cellules peut permettre d’identifier des risques élevés d’échec d’implantation ou de fausse-couche.

Cependant, ces tests ne sont pas nécessaires pour la plupart des patientes. Ils concernent surtout les patientes qui ont souffert des échecs nombreux ou des fausses-couches récurrentes.

Comment favoriser la nidation ? - Questions and Answers

Quels autres tests effectuez-vous lorsque les cycles de don échouent ? Quels tests effectuez-vous sur la receveuse et quels sur le partenaire masculin et à quoi servent-ils ?

On commence toujours avec des tests masculins lorsque ceux-ci n’ont pas été réalisés auparavant, mais normalement avant un cycle de don d’ovules on étudie la fragmentation de l’ADN, à étudier en profondeur le sperme… pour s’assurer que tout va bien de ce côté. Pour les cycles d’échec, on recommande toujours de réaliser un test endométrial (on étudie notamment la cavité de l’utérus et on réalise une échographie 3D stéréoscopique IRM), puis des études de coagulation et d’immunologie pour nous rassurer qu’on ait choisi le protocole et le traitement correct.

Quelles sont les raisons les plus courantes de l’échec de l’implantation ? Y a-t-il une relation entre l’échec de l’implantation et l’âge avancé de la femme dans le traitement par don d’ovules ?

Il n’y a pas vraiment de relation entre l’âge de la receveuse et le taux de réussite, mais on peut trouver des études scientifiques qui montrent que les femmes plus âgées ont une réduction de succès, mais ce n’est pas quelque chose de très important : j’ai des patientes de 48, 49 ans qui ont du succès avec les transferts.

Les raisons principales d’échec sont liées à l’embryon, mais dans le cadre du don d’ovules c’est surtout l’adénomyose (situation dans laquelle les utérus des patientes n’arrivent pas à implanter ou il y a des nombreuses fausses-couches), vu que l’endomètre est implanté sur les parois de l’utérus. Dans ce cas-là, on a besoin de réaliser un protocole spécifique pour essayer de diminuer au maximum l’activité de l’adénomyose.

Cependant, la réceptivité endométriale et les infections sont aussi des questions à tenir en compte tout comme les problèmes de coagulation et d’immunologie. Il faudrait donc faire une sélection spécifique de la donneuse ou un traitement en parallèle pour favoriser l’implantation et que la grossesse puisse évoluer.

Dans le cadre d’une hypoplasie utérine, faut-il effectuer les tests avant un premier transfert ?

S’il s’agit d’un problème de la cavité de l’utérus ce n’est pas vraiment nécessaire de réaliser des tests, mais s’il s’agit d’un problème de l’endomètre (il ne réagit pas bien aux médicaments, la morphologie n’est pas excellente…) alors on recommande de les réaliser pour nous rassurer surtout sur les choix de médicaments pour le transfert, pour écarter l’endométrite…

Je me dirige vers une FIV DO. Ma gynécologue ne veut pas de faire de tests de l’endomètre avant avoir eu des échecs de transferts. De votre côté on peut les faire avant un premier transfert ou faut-il attendre ?

Si on réalise ces tests avant un transfert potentiel il faut faire attention au minutage et à l’aspect financier… Si on a déjà eu des échecs, je dirais que ce n’est pas nécessaire mais il faut expliquer à chaque patiente, individuellement, l’option de les réaliser. Ce sont les patientes qui décident de faire les tests après un échec ou si elle préfère de faire les tests avant de venir à la clinique.

Quel est le budget approximatif de ces tests ?

Ça dépend, mais normalement la réalisation des trois (endoméTRIO, composé par la détection des bactéries qui originent l’endométrite chronique, l’analyse du microbiome et le test de réceptivité) coûte environ 1 000 euros.

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Laura Garcia-Miguel

Le Dr Laura García de Miguel travaille dans le domaine de la gynécologie et de l'obstétrique depuis 2008. Elle est actuellement Directrice médicale de la Clínica Tambre à Madrid, en Espagne. La Dre García de Miguel a une grande expérience de la FIV et propose une approche très personnalisée à chaque patiente et des traitements sur mesure pour répondre aux besoins des différents patients. La Dre García de Miguel est spécialisée dans le traitement des patients qui ont déjà connu des échecs de FIV ou qui réagissent mal à un traitement hormonal ou de FIV. La Dre Laura parle couramment l'espagnol, l'anglais et le français et traite des patients du monde entier.
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Isabel Goicoechea

Isabel est une étudiante de traduction et d'interprétariat à Madrid. Elle a réalisé ses études pré-universitaires au Lycée Français de Madrid et elle a passé un semestre étudiant à Paris pour se former encore plus.
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